Le navire russe Kapitan Mironov, qui était attendu jeudi matin au Havre et était susceptible de prendre une cargaison de matières nucléaires à destination de la Russie, a été dérouté en direction du Cotentin. Il pourrait actuellement faire route vers le port de Cherbourg ou celui de Brest.
Serait-ce l'effet de la mobilisation de Greenpeace ? Nous avons envoyé sur place un de nos navires, l'Arctic Sunrise, et appelé à un moratoire immédiat sur les exportations de déchets nucléaires. Plusieurs milliers de personnes nous ont déjà soutenus dans ce combat.
Si Areva a ainsi changé ainsi ses plans, c'est bien que l'entreprise a quelque chose à cacher et ne souhaite pas avoir des témoins de son trafic de matières nucléaires. Mais Greenpeace a d'ores et déjà déployé un dispositif lui permettant de poursuivre la surveillance et la dénonciation des exportations de matières nucléaires vers la Russie, quel que soit le prochain port d'escale du Kapitan Mironov.
Quant à l'Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace, il va rester au Havre, car le port devrait accueillir vendredi soir un autre navire, le Kapitan Lus, lui aussi habitué à transporter en Russie des matières nucléaires.
Depuis deux semaines, le stockage de déchets radioactifs en Russie et la découverte de dizaines de kilos de plutonium « oubliés » sur le site de Cadarache défraient la chronique. Le lobby nucléaire veut travailler dans l'ombre. Greenpeace appelle donc les citoyens à envoyer un e-mail à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, pour lui réclamer un moratoire immédiat sur ces transports. Au-delà, nous exigeons un débat national sur la question du nucléaire en France.
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Greenpeace et exportation de déchets nucléaires en Russie, « Areva a quelque chose à cacher ! » Le Kapitan Mironov qui était attendu ce matin au Havre, pour réceptionner des déchets nucléaires en partance pour la Russie, a été dérouté. Pour Greenpeace, « Areva a bel et bien quelque chose à cacher ! ».
Exportation de déchets nucléaires en Russie, le Kapitan Mironov qui était attendu ce matin au Havre a été dérouté. Selon Greenpeace, « Areva a bel et bien quelque chose à cacher ! ».
Greenpeace confirme que le Kapitan Mironov, le navire qui était attendu ce matin à 10 heures dans le port du Havre en Seine maritime et qui était susceptible de prendre une cargaison de matières nucléaires à destination de la Russie, a été dérouté ce matin, aux alentours de 8 heures, en direction du cap de Barfleur.
« Ce navire pourrait maintenant faire route vers Cherbourg ou Brest, déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France. C'est sans aucun doute le travail d'observation et de communication effectué depuis notre brise-glace l'Arctic Sunrise qui a directement influencé l'attitude de l'industrie nucléaire. Areva a décidément quelque chose à cacher et ne souhaite pas avoir des témoins de son trafic de matières nucléaires. »
Le Kapitan Mironov qui était attendu ce matin au Havre, pour réceptionner des déchets nucléaires en partance pour la Russie, a été dérouté. Pour Greenpeace, « Areva a bel et bien quelque chose à cacher ! ».
Greenpeace a d'ores et déjà déployé un dispositif lui permettant de poursuivre la surveillance et la dénonciation des exportations de matières nucléaires vers la Russie, quel que soit le prochain port d'escale du Kapitan Mironov.
Quant à l'Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace, il va jusqu'à nouvel ordre rester posté à l'entrée du port du Havre (quai Pierre Callet, hangar n°12, zone ouest du port). Car le port du Havre devrait accueillir vendredi 30 octobre, à 20 heures, un autre navire, le Kapitan Lus, lui aussi habitué à transporter en Russie des matières nucléaires.
En France, sur la question des déchets nucléaires, qui décident, les industriels ou les responsables politiques , s'interroge Greenpeace.
Le stockage de déchets nucléaires en Russie et la découverte de dizaines de kilos de plutonium « oubliés » sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) défraient la chronique depuis deux semaines.
Pour Greenpeace, depuis trente ans, et dans l'opacité la plus totale, Areva prétend envoyer de l'uranium en Russie pour le transformer afin de le réutiliser. En réalité, plus de 90 % des déchets d'uranium envoyés en Russie sont tout simplement abandonnés là-bas. Cette matière doit donc être considérée comme un déchet.
Jean-Louis Borloo s'est décidé à saisir le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire (HCTISN). Le 19 octobre, ce Haut comité a demandé l'inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire. Il va également mener une investigation et auditionner les industriels, pour rendre ses conclusions en janvier 2010.
« Il est intolérable que les industriels du nucléaire EDF et Areva continuent en toute impunité leur trafic, alors que les responsables politiques ont reconnu que ces entreprises mènent leurs activités dangereuses sans transparence », reprend Yannick Rousselet.